La situation
Le Brabant Wallon est fort contrasté en matière de mobilité. Si l’on quadrille la province de haut en bas et d’ouest en est (et en distinguant le transport individuel du transport en commun), on constate les éléments ci-dessous.

De Rebecq à Wavre, pour ce qui concerne le transport routier, du nord-sud, la E411 coupe le BW en 2 et traverse des communes plus peuplées comme Wavre et Ottignies. Une importante activité économique s’est développée en Brabant wallon autour de cette autoroute (Louvain-la-Neuve, avre). La E19 traverse des zones plus densément habitées (Nivelles, Braine-l’Alleud) avec aussi une activité économique importante. L’autoroute A8 traverse l’extrême ouest de la province et rejoint l’E19. Par contre, d’ouest en est, hormis la RN 25 qui relie la E19 à la E411, il n’y a que peu d’axes routiers transversaux.

Toujours de Rebecq à Wavre, pour les transports en train, du nord au sud, il y a plusieurs gares avec des fréquences de train relativement importantes vers Bruxelles et en provenance de : Mons-La Louvière (Tubize) ; Charleroi (Nivelles) ; Namur (Ottignies). Par contre, d’ouest en est, le réseau ferroviaire est aussi pauvre que le réseau routier.

De Wavre à Hélécine, c’est un peu le désert en matière de transport en commun. L’est est moins peuplé que l’ouest, mais, surtout, la voiture y est indispensable. Cette situation place bon nombre de personnes devant un dilemme : se déplacer vers l’est pour des logements (un peu) moins cher mais en sachant qu’une voiture supplémentaire sera probablement nécessaire.

Si maintenant on observe la carte du Brabant wallon d’un peu plus haut, on se rend compte à quel point la partie gauche de la province doit avant tout être considérée comme une extension économique de Bruxelles capitale. Les axes de transport sont clairement orientés en fonction de cette réalité économique mais peut-être au détriment d’autres réalités moins visibles (personnes en situation de précarité, sans-emplois, etc)

Pour aller vers des solutions 
  • Peut-on agir pour que les logements accessibles financièrement jouissent de moyens de mobilité permettant l’accès aux services (commerces, écoles, …) ?
  • Les axes de mobilité (autoroutes, gares, RER, …) influencent et influenceront la construction de nouveaux logements. Y a-t-il, en Brabant wallon, une réflexion sur les projets d’habitat à proximité de ces axes routier ?
  • Peut-on imaginer des mesures pour rendre ces logements financièrement accessibles à tous ?
  • Quelle sera l’influence, dans les régions mal désservies par les transports en commun, de la mobilité sur l’accès au logement (… et à l’emploi !) ?

Localisation : Lire et Écrire Brabant wallon, Boulevard des Archers 21, à 1400 Nivelles

Personne contact : Benoît Blondeau - FORABRA - 067/21.50.06 – 0477 52 99 48 - Benoit.Blondeau@fgtb.be

forabra