mercredi, 11 juin 2014 06:02

Atterrissage en douceur pour l’immobilier wallon

Après avoir connu pendant plusieurs années une hausse significative de ses prix, le marché immobilier en Brabant wallon se stabilise. Il reste l’un des plus chers du pays.

L’activité en Wallifornie, comme certains la dénomment, n’a cessé d’augmenter entre 2009 et 2012. C’est que la jeune province a plusieurs atouts : une population jeune, des surfaces de logements plus grandes, un taux de propriétaires occupants élevé, un taux de chômage assez bas, un nombre peu élevé de friches industrielles…

Toutefois, la crise économique, la crise budgétaire et les mesures inévitables prises pour enrayer celles-ci, outre une politique des banques plus restrictive en matière d’octroi de crédits hypothécaires, ont entraîné pour la première fois une baisse de l’activité immobilière depuis début 2013.

« Il y a incontestablement un tassement de l’activité immobilière, qui se contracte de 0,8 %, explique Jean-Paul Mignon, notaire associé à Ittre. Nous n’avons jamais vu cela en Brabant wallon depuis 20 ans. Pour 2013, les notaires du Brabant wallon constatent une très légère augmentation du prix des maisons de 1,7 %, mais une baisse des prix de villas (-1,3 %), des appartements (-0,2 %) et des terrains à bâtir (-2,4 %). 2012 annonçait déjà des chiffres négatifs. Il ne s’agit pas d’un simple tassement. Nous sommes en train d’assister à une lente érosion de l’activité et des prix. Les droits d’enregistrement n’ont augmenté que de 0,4 %. Le dicton précisant que les arbres ne montent pas jusqu’au ciel se vérifie. Il faut faire attention à la tension trop forte entre les besoins des acheteurs et les prix des vendeurs qui ont toujours tendance à demander le prix le plus élevé. » De plus, le marché n’est pas homogène. Il existe par exemple de sérieuses disparités entre Lasne et Tubize.

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