jeudi, 19 juin 2014 16:44

Waterloo plaide non coupable

Waterloo possède 0,04% de logements publics sur son territoire, au lieu des 10% souhaités par la Région wallonne. Des objectifs que la commune estime impossibles à atteindre vu la pression immobilière et les réserves foncières.

Le cancre du Brabant wallon. Selon le Réseau brabançon pour le droit au logement, Waterloo disposait en 2013 du plus bas taux de logements publics de la province. Seul 0,04 % de son parc de logements, qui comprend 13.000 unités, était proposé à des prix en dessous du marché. On est donc bien loin des 10 % espérés par la Région wallonne pour chaque commune.

Reste que Waterloo a des circonstances atténuantes. Une pression foncière exacerbée rendant difficile tout achat de bâtiments ou de terrains au prix du marché ou encore des réserves foncières communales pratiquement inexistantes. Bref, des conditions qui ne sont pas propices au développement de projets, petits ou grands. « Pour atteindre cette barre des 10 %, nous devrions posséder 1.300 logements publics, lance le bourgmestre Serge Kubla (MR). Ce qui est totalement irréalisable pour nous, tant financièrement qu’urbanistiquement, vu la densité de notre commune. Le ministre wallon du Logement n’a pas suffisamment pris en compte les spécificités de certaines communes lors de la mise en place de sa circulaire. »

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