jeudi, 07 juillet 2016 16:07

Du permanent provisoire: l’arme de dissuasion massive des communes

Une nouvelle loi interdit depuis le 1er janvier 2016 toute domiciliation définitive dans les zones de loisirs. Pratiques dissuasives des communes, recours payants, perte de valeur des biens… les temps sont durs pour ceux qui résident en habitat permanent en Wallonie. Pourtant, avec la crise du logement, ils n’ont jamais été aussi nombreux. Un rapport du parlement wallon est attendu à la rentrée.

De prime abord, l’endroit est bucolique. «Eau: OK. Électricité: coupure ce mercredi.» À l’entrée du camping, un panneau défraîchi avertit les résidents de l’état des installations. Au jour le jour. «Dans les années 1970, ‘la Gueule de loup’ était un camping modèle, précise Karl Bondroit en charge du plan «Habitat permanent» et de la cohésion sociale à la commune de Philippeville. Aujourd’hui, on n’y trouve plus que de l’habitat léger précaire, limite bidonville à certains endroits, avec une mixité importante entre les résidents permanents et ceux qui y passent leurs vacances.»

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