vendredi, 25 novembre 2016 08:28

Pourquoi le logement public régresse-t-il en Brabant wallon ?

Un colloque est organisé mardi sur le logement public en Brabant wallon qui ne représente que 3,69% du parc immobilier. Insuffisant. Découvrez nos analyses chiffrées commune par commune dans les infographies ci-dessous.

Au 1er janvier 2015, le nombre de logements publics était de 7 004 en Brabant wallon. En pourcentage, cela donne 3,69% du parc immobilier, bien loin des 10% souhaite par le gouvernement wallon. Selon les chiffres 2013 (voir ci-dessous), seules quatre communes (Nivelles, Chastre, Ottignies-LLN et Rebecq) figurent parmi les bons élèves, mais selon Espace-Vie, la revue de la Maison de l’urbanisme, Tubize a rejoint le peloton des bons élèves et, de son côté, Perwez figurerait parmi les communes ayant fait le plus d’effort en approchant désormais plus ou moins les 5%. «Mais c’est très compliqué d’avoir des chiffres», précise Vincent Wattiez, du Réseau brabançon pour le droit au logement (RBDL) qui organise un colloque Se loger, crise et solutions, ce mardi 22 novembre, à Louvain-la-Neuve.

Ce qui est sûr, c’est que la tendance est à la baisse en Brabant wallon avec, comme indiqué plus haut, 3,69%, alors qu’en Wallonie, le taux de couverture est de 7%, un taux bien inférieur à celui des Pays-Bas (34%) et celui de France (17%) pour ne reprendre que des pays voisins.

"La brique dans le ventre est devenue un lingot d'or"

«On est dans une crise du logement qui s’est muée en système de pénurie structurelle comme l’explique très bien la géographe Alice Romainville dans le film “Foyers” qui sera présenté lors du colloque, poursuit Vincent Wattiez. Si l’on base le marché du logement sur la concurrence et la propriété privée, il y a des perdants. La brique dans le ventre est devenue un lingot d’or.»

Dans un tel contexte, pour que chacun puisse bénéficier d’un «chez soi», le logement public reste probablement l’un des meilleurs moyens pour aider les gens. Il s’agit, ni plus ni moins, d’un vecteur de régulation immobilière même si d’autres solutions existent: les agences immobilières sociales, le Fonds Inclusio de la banque Degroof, etc.

«C’est pour ça on veut appuyer un peu plus forts sur les carences en la matière en Brabant wallon.»

Un mécanisme de sanctions devrait être appliqué pour les communes qui n’atteignent pas les 10% mais pour le moment, il apparaît difficilement applicable. Le ministre Paul Furlan annonce un mécanisme de sanctions financières plus «dur» mais pour Vincent Wattiez, il serait préférable de faire jouer la solidarité entre les communes afin qu’on n’installe pas du logement public n’importe où et n’importe comment: « L’objectif du colloque, c’est de faire bouger les lignes en atteignant le public cible (mandataires politiques, travailleurs sociaux…) et choisir les bons orateurs pour faire avancer les mentalités. Dans ce cadre, il est important d’écouter mais tout aussi important de pouvoir échanger.»

Le droit au logement pour tous, c’est le combat que mène le RBDL: « C’est un sujet tellement évident, poursuit Vincent Wattiez. Il faut étudier toutes les pistes et on invite tout le monde à s’interroger.»

Informations supplémentaires

Agenda

25 mars - 1 juillet
De 10:00 à 18:00
Together ! La Nouvelle Architecture Communautaire

26 juin -
De 18:30 à 21:00
HOME for LESS // Portes ouvertes / Drink

6 août - 13 août
De 9:00 à 17:00
CARAVANE HALEM 2018