vendredi, 02 décembre 2016 07:58

«Une solution à la crise» à Fourbechies?

Depuis 2006, Georges Rahier a choisi de vivre dans un habitat alternatif. Il nous explique sa vie au parc résidentiel «Le Bosquet».

Qu’est-ce qu’un parc résidentiel pour vous?

C’est un noyau d’habitations alternatives dans lequel un groupe de personnes doit apprendre à vivre ensemble.

Pourquoi ces gens veulent-ils vivre dans des habitats alternatifs?

Les retraités sont les premiers à avoir fait ce choix dans les années 70, lorsque la crise du pétrole a frappé l’Occident. Ensuite, les plus jeunes, à la recherche de loyers modérés, leur ont emboîté le pas.

Mais ce n’est pas seulement une question de budget. Nous vivons reculés, à l’écart des grandes villes. L’air est plus pur. Il fait calme. Tout le monde se connaît et, de plus, nos habitats sont modulables: je peux l’adapter, l’agrandir selon mes besoins.

Parlez-nous du parc résidentiel «Le Bosquet».

Il existe depuis 1973 et compte 300 habitants permanents. Nous sommes totalement indépendants. Je vois le parc comme un petit village… C’est très convivial. Évidemment, des conflits de voisinage peuvent apparaître de temps à autre. Mais ça, cela arrive partout!

Il y a un pavillon communautaire, «Le trait d’union» (NDLR: créé par le Plan de cohésion sociale de la Commune), où divers ateliers sont proposés comme l’école des devoirs pour les plus jeunes ou encore des ateliers d’informatique et de cuisine…

Quels sont les inconvénients de vivre dans un habitat alternatif?

Les gens nous voient en dehors de la norme. La société ne veut pas reconnaître notre existence: nous vivons dans l’illégalité aux yeux de la loi. Il peut aussi survenir des problèmes de voisinage et les loisirs ainsi que les hôpitaux ne sont pas tout près.

Un message à faire passer aux réfractaires à votre choix de vie?

Je pense que nous pouvons être une solution à la crise du logement. Nous sommes en tout 15 000 en Wallonie à avoir choisi ce type d’habitat. Les autorités nous proposent de nous déplacer dans un logement social.

Or, il en manque déjà 30 000. Pourquoi nous déplacer alors que nous sommes très heureux de vivre de cette manière? N’hésitez pas à consulter notre page Facebook pour en savoir plus: «Le Bosquet et les Parcs résidentiels: solutions alternatives de logement.»

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