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En décembre 2014, nous organisions la Matinée de l’Habitat léger qui mobilisait près de 250 participants: professionnels et habitants, politiques et associatifs, certains connaissant bien le sujet ou d’autres le découvrant. Nous diffusions alors le Mémorandum de l'Habitat léger.

Exposés des intervenant(e)s, cliquez ici
 
Le 26 septembre 2015, nous organisions "Habitat léger en fête", à proximité de domaines résidentiels à Ramillies, près de 650 personnes y participaient.
 
Depuis 2016, nous soutenons le collectif Halé! et travaillons à la mise en place d'une étude sur les freins juridiques avec deux universités (Saint Louis et UCL), le RWDH, Solidarités Nouvelles et Halé!.
Une exposition didactique est toujours disponible.
 
Revue de presse:Affiche A3

Même si une population grandissante habite en habitat léger et que d’autres se questionnent sur les faisabilités, cela reste illégal et irrecevable. Les difficultés majeures se situent sur des questions de salubrité et d’aménagement du territoire. Cette compétence inclut par exemple des questions paysagères. Par ailleurs, l’article 22 bis du code du logement parle « d’habitations qui ne sont pas des logements » sous forme d’une aide destinée aux personnes en état de précarité. L’article 1er du même code ne considère pas l’habitat léger.
On ne va pas mettre n’importe quoi (entendons « logement ») n’importe où (entendons « aménagement du territoire ») et n’importe comment (entendons « logement décent », Art. 23 de la constitution). Cette phrase, somme toute simpliste, reflète assez bien les nœuds réglementaires.

Et le plan HP ?
En parlant de nœud, nous travaillons en parallèle sur le plan HP. Quatorze années de ce plan pluriannuel n’ont pas atteint les résultats escomptés. Des départs volontaires, il semble y en avoir eu peu, et la limitation des entrées ne fonctionne que très peu.
Ce plan est une menace pour les habitants des domaines et des campings, un chemin de croix pour les associations qui y travaillent, et finalement un dossier difficile pour les politiques qui s’y attèlent, que ce soit d’un point de vue local ou régional.
A ce sujet, nous collaborons avec les acteurs historiques de terrain: le RWLP, Solidarités Nouvelles, Miroir Vagabond, LST et le MOC Namur.

Habitat léger
La notion d'habitat léger imagine sérieusement de dépasser cette situation et progressivement poser des jalons pour sa reconnaissance. Nous demandons la mise en place d'un groupe de travail interministériel et paritaire pour y réfléchir.
Pour avancer sur la question réglementaire, le groupe « habitat léger » a développé différentes connexions :

  • HaLé! Plateforme mixte regroupant habitants et sympathisants, un collectif autonome mais qui s’insère et vient compléter l’action des associations et des autres acteurs dans ce domaine.
  • Rassemblement wallon pour le Droit à l’Habitat qui a intégré la notion d'habitat léger dans ses lignes de forces.
  • En travaillant avec des résident(e)s permanent(e)s de domaine résidentiel ainsi qu'avec des habitant(e)s de l'alternatif.
  • Cellule juridique d’étudiants créée par le Bureau Etudiant de la faculté de droit de l’ULB. L’objectif est d’identifier plus précisément les points réglementaires nécessaires à travailler dans les différents codes. Cette opération est appuyée par Nicolas Bernard (Juriste, philosophe, professeur à l’Université Saint-Louis, Bruxelles).
  • En réalisant un suivi du travail de régularisation en cours au quartier de la Baraque à Louvain-la-Neuve.
L’objectif est d’identifier les normes et les règlements qui freinent le développement de ce type d’habitations. La loi est, entre autres, le reflet des racines culturelles… La changer n’est pas simple.

De l’autoréalisation des nécessités
Dans le contexte de pénurie de logement, de crise économique, écologique et identitaire, l’autoréalisation pratiquée :
  • répond à un besoin fondamental de se loger
  • répond à des questions sociales, sociétales et écologiques cruciales
  • produit un sentiment de maitrise des moyens sur l’habitant, source de bien-être
  • interroge concrètement la brique, sa réglementation ainsi que son installation sur le territoire

Si l’habitat léger permet de sortir de la précarité et/ou de réaliser une trajectoire de vie, le cantonner à un problème social semble être source de stigmatisation et d’isolement. La pauvreté n'est pas mécaniquement liée à un type d'habitat, elle est partout, dans la rue, dans l’habitat traditionnel, dans l’habitat léger aussi.

Conçu et porté par ses habitants, l’habitat léger est non seulement un frein au surendettement mais aussi la démonstration que ceux-ci sont capables de créativité et/ou de résilience. Dans ce sens, le RBDL estime que l’habitat léger est une solution valable et viable à la crise du logement et concomitamment un changement dans l’art d’habiter. Il est important de prendre en considération cette dynamique sans pour autant imposer aux citoyens un habitat plutôt qu'un autre, en leur donnant la possibilité de poser de réels choix. Dans ce sens, les pouvoirs publics doivent intensifier la création de logements sociaux notamment.

 

 


 

 

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